Le système de retraite par capitalisation, autrefois abandonné et remplacé par la retraite par répartition, a commencé à être réintroduit et adopté par certains pays de l’Europe. Quelles sont en fait les différences entre les deux systèmes ? Quel est le rôle des syndicats dans la protection des salariés ainsi que des retraités.
Épargne contre solidarité
Après la deuxième guerre mondiale, le système de retraite par capitalisation qui a causé la ruine des retraités a été substitué par la retraite par répartition. Le salarié a l’obligation de d’épargner une partie de son salaire pour assurer sa retraite. Cette épargne passe par une institution bancaire qui collecte les épargnes mensuelles qu’elle a convenu avec le salarié. La banque transforme cette épargne en titres dont 6 % de la valeur sera touchée par le salarié à sa retraite. Un individualisme typique du système capitaliste.
Quant à la retraite par répartition, le système actuel adopté en France et défendu par nombreux syndicats, le principe se repose sur la solidarité et non l’individualisme. Concrètement, cela revient à dire que la retraite n’appartient à personne puisqu’elle fonctionne par cotisation. La somme que l’on verse ce mois-ci sera tout de suite répartie aux retraités actuels. Il n’y a donc pas d’épargne en jeu mais plutôt un système qui unit les travailleurs, qui vont à leur tour devenir des retraités, aux retraités en cours. Les retraités perçoivent l’équivalence de la somme qu’ils ont cotisé dans le système contributif lorsqu’ils étaient actifs.
Les retraités doivent-ils rester dans leur syndicat
La question se pose si une fois retraité, on doit renoncer à l’adhésion dans un syndicat. Bien que le choix reste aux membres de syndicat, rester même en étant retraité est conseillé. Un syndicat cadres ou tout autre syndicat s’engage en principe à protéger les droits de ses membres, qu’ils soient actifs, préretraités et retraités. Avant la retraite même, il les soutient dans les démarches afin que leur retraite soit assuré. De plus, si une personne retraitée perd son autonomie, le rôle du syndicat est d’assurer que la personne ait ses droits d’invalide. Outre les opportunités de contacts entre retraités qu’offre un syndicat, il se bat aussi pour garder un système de retraite favorable pour ses adhérents. Ainsi, même si un salarié n’est plus actif, il est fortement conseillé qu’il reste dans son syndicat afin de jouir les avantages qu’il offre à ses membres, même ceux qui sont partis à la retraite.